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Communiqué : Madagascar traverse actuellement une période difficile. Le vent du changement politique qui a suscité tant d’espoirs en 2002 s’est regrettablement mué en une impasse socioéconomique. 

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Max Olivier Rakotomalala prend du recul PDF Print E-mail
Written by Webmaster   
mardi, 05 décembre 2006

Un taux de participation de 44% pour Boéni à cette élection présidentielle. Max Olivier Rakotomalala, le chef de région a reconnu hier au siège de la collectivité décentralisée que l’organisation du scrutin du 3 décembre n’a pas été parfaite. «Je crois que c’est surtout au niveau des listes électorales qu’il y avait des failles. Malgré tout, il faut savoir que nous avons fait tout notre possible. Les observateurs internationaux présents dans chaque bureau de vote peuvent vous certifier qu’il n’y avait aucune fraude», a-t-il souligné.

 

Pourtant, le haut responsable semble n’avoir aucun regret concernant l’informatisation des listes électorales qui est considérée par certains, surtout les membres locaux de l’opposition, comme la base du problème. «La numérisation des listes électorales a été une grande révolution et a permis d’améliorer le travail d’organisation. Le mieux c’est peut-être de parfaire le système pour qu’il devienne plus performant», a-t-il suggéré.

Responsabilité partagée

Apparemment, la région veut démontrer qu’elle assume sa responsabilité vis-à-vis de cette situation. Une responsabilité qu’elle veut partager avec les autres acteurs impliqués dans le processus électoral. «Il y a un mal qu’il faut guérir. Nous avons l’habitude de nous accuser entre nous lorsqu’il apparaît. Je crois que le mieux, c’est de faire un diagnostic commun pour l’éradiquer. Je parle de la région et de l’autorité centrale», a expliqué Max Olivier Rakotomalala.

Le chef de Région a déjà trouvé un remède : le changement de quelques articles du code électoral sans préciser lesquels. «Nous avons déjà des propositions de solutions que nous allons envoyer aux responsables du ministère de l’Intérieur. Pour que l’organisation des autres élections qui vont se succéder aillent dans le bon sens, il faut agir dès maintenant», s’est-il exprimé.

Claude Pages, ancien maire de Majunga-Ville, quant à lui, veut rassurer l’opinion publique même s’il reconnaît, lui aussi, les imperfections. «Je crois que ce taux est assez normal. Même dans les pays développés, ils ont un taux de participation de 20 ou 25%. Il n’y a rien à craindre quant aux résultats», a-t-il expliqué.

Il faut dire que la région de Boéni a étonné plus d’un. Ayant eu un taux de participation dépassant l’entendement en 2001 lors des dernières présidentielles, voilà qu’elle bascule à 44%. Si l’organisation elle-même a été reconnue comme la cause de ce problème, les résultats semblent aussi contenir des anomalies. En fait, Tsiranana Philippe et Monja Roindefo ont gagné quelques voix dans Majunga ville alors qu’officiellement, ils n’ont pas pu acheminer leurs bulletins de vote dans les 51 bureaux de vote de la commune.

Source : Les Nouvelles

 
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