| Tribune : Un discours de Chef d'Etat |
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| jeudi, 23 novembre 2006 | |
Pasteur Daniel Rajakoba : Un discours de chef d’EtatLe candidat Daniel Rajakoba, entouré de son équipe, s’est rendu dans le district d’Ankazobe, lundi dernier. Il a ainsi évoqué les raisons de sa candidature. On avait fait appel à ses services dans les situations difficiles, en 1972, en 1975. Actuellement, le pays traverse une période de crise : la Constitution est bafouée, les droits de l”homme méprisés, d’où la mise en place d’une Plateforme pour la Défense de la légalité.
Il avait d’ailleurs prononcé le même discours en 2001, mais la situation étant ce qu’elle était, le peuple avait fait un choix, tout à fait compréhensible. Continuant sur sa lancée, il a cité les mesures directement applicables, en cas d’accès au pouvoir. D’abord une politique d’austérité immédiate, au sein des Instances dirigeantes. Le gage pour faire revenir la confiance entre les dirigeants et le peuple consiste à mettre fin à cette opulence ostentatoire du régime en place. Le luxe où nage l’actuel régime est une véritable injure, voire un blasphème face à la pauvreté de la population. La restauration de la liberté de presse, assortie de la libéralisation des médias publics pour protéger les avancées démocratiques. Puis une politique économqiue basée entre autres sur le redressement de la monnaie malgache, et motivée par une volonté politique de répartition équitable des richesses. Ensuite la mise en place de différentes mesures sanitaires pour instaurer la gratuité des coûts de santé. Le renforcement de la sécurité publique. Une politique éducative conséquente, accompagnée d’une éducation morale et civique solide, avec une implication, une responsabilisation et une participation des parents. Une attention particulière sera réservée à la femme et la mère de famille. En sa qualité d’éducateur, il a par ailleurs martelé qu’on ne doit confondre chef d’Etat et Messie. Un chef d’Etat a le devoir d’éduquer le peuple afin que celui-ci ne verse pas dans le culte de la personnalité. voquant les périodes de 72 et 75, il a ajouté qu’il n’est guère novice dan sla gestion des affaires nationales.
Article original : Madagascar-Tribune N° 5417 du 22/11/2006 |
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Les médias privés sont dangereusement menacés, la liberté de la presse devenue si précaire. D’ailleurs, le constat où se trouve Madagascar depuis des années ne peut laisser indifférent. Il faut faire quelque chose : se porter candidat.