| Revue de Presse : 6 nov 2006 |
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| mardi, 07 novembre 2006 | |
Madagascar-Tribune N° 5403 (6 nov 2006 )Daniel Rajakoba : "... le châtiment"Le Pasteur Daniel Rajakoba commence son bain de foule, dans les différents quartiers d'Antananarivo. Il n'y va pas de main morte. Hier, dimanche après-midi, il était présent à la tranompokonolona d'Analakely. Il assista à une représentation théâtrale. La troupe de Victor Solo, sur invitation des Sampati (Sampana Mpanazava sy Tily) de la FJKM d'Alarobia Amboniloha, y a joué une pièce intitulée : « Kapoky ny lanitra » : (Le châtiment du ciel). A la sortie, un représentant de notre journal a pu bavarder, un moment avec le candidat Daniel Rajakoba. A la question de savoir son opinion et son appréciation de la situation actuelle, voici ce que le Pasteur a déclaré : « A Madagascar, surtout depuis le régime Ravalomanana, deux choses font scandale : la façon d'accéder au pouvoir et la façon de s'y maintenir. Pour y accéder, il faut manipuler les fraudes électorales, et pour s'y maintenir, il faut violer la Constitution. C'est inouï. Vous rendez-vous compte ? Et dans tout cela, la Haute Cour Constitutionnelle reste totalement muette. Bien sûr, qui ne dit mot consent. Rien d'étonnant a dit le Pasteur Daniel Rajakoba, si tout va de travers, et s'il faut rappeler le "châtiment du ciel" ». Éduquer les électeurs« Voyez, nous a t-il confié, Le sage des Proverbes ne parle pas vainement quand il nous enseigne que seule la Justice élève la Nation. ». « La seule façon de s'en sortir, a t-il continué, c'est d'éduquer les électeurs. Les éduquer afin qu'ils comprennent que la clé du changement se trouve entre leurs mains. Ils doivent comprendre que pour bâtir une société il faut asseoir des valeurs morales, sûres, qui ne s'écrouleront jamais : le fihavanana, la solidarité, la fraternité, l'intégrité. C'est une éducation de longue haleine, qui demande patience, persevérance. Et si les élus ne donnent pas l'exemple, à commencer par le Chef d'Etat, il n'y aura jamais de développement qui tienne. ». Il est vrai qu'aujourd'hui, la société malgache est malade. Les choses et en particulier les comportements et les mentalités, vont de mal en pis. Pour revenir à là pièce de Victor Solo, les artistes se font maintenant comme en 72, en 91 ou en 2002, les porte-parole du peuple. Face à la pauvreté accablante, aux dérives du régime, au désarroi général, les sensibilités s'expriment. « On doit craindre le jugement populaire si tant est que l'histoire vécue par le premier président de la République en 1972 avec un score sans appel à l'issue de l'élection présidentielle peut encore signifier quelque chose. Mais quand la colère de Dieu se déchaîne, par ce que l'homme endurcit son coeur, il faut s'attendre au pire », conclut notre interlocuteur. Pour un début de pré-campagne, il faut avouer qu'e le pasteur n'y va pas avec le dos de la cuillère.
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