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Communiqué : Madagascar traverse actuellement une période difficile. Le vent du changement politique qui a suscité tant d’espoirs en 2002 s’est regrettablement mué en une impasse socioéconomique. 

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Pourquoi être candidat (décembre 2001) ? PDF Print E-mail
Written by Webmaster   
lundi, 13 août 2001

POURQUOI SA DECISION DE SE PRESENTER A LA PRESIDENTIELLE?

Le candidat RAJAKOBA répond à cette question de la façon suivante :

1) Il commence par un petit rappel historique:

Depuis que le Général Gabriel RAMANANTSOA a pris le pouvoir, Madagascar a connu plusieurs régimes plus ou moins durables :

Le Colonel Richard RATSIMANDRAVA assassiné après six jours de pouvoir, Le Général Gilles ANDRIAMAHAZO a dirigé le Directoire Militaire, période pendant laquelle le pays était au bord de la guerre civile. L'instabilité politique était profonde. Didier RATSIRAKA a pris la direction du pays en 1975. Il menait le pays d'une main de fer pendant 16 ans avec sa Révolution Socialiste malgache. Un régime qui n'a fait qu'engloutir Madagascar dans une misère endémique.

Après la chute de Didier RATSIRAKA en 1991, le Professeur Albert ZAFY, est arrivé au pouvoir sans avoir eu le temps de mettre en place une politique stable et efficace pour Madagascar.

RATSIRAKA est ensuite revenu après avoir gagné de justesse (50,71%) l'élection de Janvier 1997. Il a pris de l'âge et connaît une certaine fatigue au niveau de sa santé. Le socialo-communiste convaincu est devenu le champion du libéralisme. Après avoir connu la misère "des pays communistes" pendant le régime Stalino-Maoiste des années 70-80, la majorité des Malgaches vit actuellement une autre forme de misère : celle des oubliés de la croissance et des "écrasés" du libéralisme sauvage.

Dans la période de la révolution marxiste, les Malgaches manquaient de tout (nourriture, vêtements, médicaments…) et le pays était coupé du monde moderne. Dans le régime actuel, les Malgaches voient toutes les marchandises nécessaires et futiles défiler sous leurs yeux mais ils ne peuvent pas se les procurer, faute d'argent. 

2) Il parle de son itinéraire.

"Depuis ma conversion en 1971, ma priorité est de veiller à l'intérêt du public garanti par la crainte de Dieu. J'ai effectué plusieurs voyages dans tout Madagascar, j'ai vu, j'ai écouté et j'ai été bouleversé par la vie que mènent mes compatriotes. Ils sont désemparés comme des brebis sans berger". 

3) Il conclut

"J'ai décidé de réagir, j'ai pris la décision de rentrer définitivement au pays et de me battre avec eux".

Je ne peux pas m'aventurer à une telle responsabilité sans conviction profonde", souligne- t'il. "C'est une décision ferme après mure réflexion et après de longs moments passés dans la prière. Madagascar a vraiment besoin d'un Homme nouveau qui craint Dieu, sans se considérer comme le Maître du Monde.


Mais il a ajouté d'autres précisions à ce sujet dans ses réponses aux questions 1 et 2 de Madagascar Magazine  dont voici un court extrait :
 
Madagascar Magazine : Quelles sont les différentes motivations qui vous ont poussé à vous porter candidat à la prochaine élection présidentielle ?

Pasteur Daniel RAJAKOBA : Je suis Malgache. Je jouis pleinement de mes droits et devoirs civiques. Madagascar est dans la dérive. Malgré les efforts déployés par les différents responsables qui se sont succédés ces derniers temps pour le redresser, la situation s’empire, “le tunnel demeure sans issue”.

Après examen analyse, réflexion et prières, j’ai eu la conviction profonde qu’il est temps pour moi d’agir au niveau le plus haut de toute action patriotique : viser la magistrature suprême.
 

M.M. : Pourquoi ne se manifester que maintenant alors que les maux que vous dénoncez pour justifier votre candidature perdurent depuis des années ?

Pr D.R. : Savoir discerner et saisir le “kairos”, le temps favorable en grec, pour agir, voilà la sagesse.
D’un côté, j’ai des aînés, éminents techniciens chacun dans son domaine (je parle de cette période allant de 1972 à maintenant). Ils ont travaillé et ont fait leurs preuves. J’ai dû les respecter.

De l’autre côté, moi-même j’ai dû mûrir en âge, en connaissance et en sagesse pour prétendre à une si haute et délicate responsabilité. J’ai actuellement 60 ans révolus ; j’ai étudié, j’ai instruit beaucoup d’enfants de la Nation tant sur le plan intellectuel que spirituel, à Madagascar comme en dehors de Madagascar (France, Belgique, Côte d’Ivoire…). J’ai cru et j’ai parlé (toute la Grande Ile le sait depuis 1972) et, par la grâce de Dieu, je crois encore et je parle encore.Et maintenant, le temps normal et légal de la succession au pouvoir arrive. Je suis persuadé que maintenant, c’est mon “kairos”. 

 
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