| Restrospective : L'autoproclamation du 22 Février 2002 |
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| mardi, 13 juin 2006 | |
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Le mercredi 20 février 2002, depuis déjà plusieurs jours, les plus radicaux du camp Ravalomanana le poussent à se saisir du pouvoir et font peser sur lui un pression très forte. Il finit donc par céder à ces pressions et annonce, lors du meeting quotidien de la place du 13 mai, sa décision de "prendre le pouvoir" Dès le soir même de cette annonce, l'ensemble des chancelleries, les organisations internationales telles que l'ONU et l'OUA font part de leurs réserves les plus vives quant à ce qui commença alors à être appelé une "autoproclamation". L'ensemble de la communauté internationale avait immédiatement averti que cette auto-investiture ne serait pas reconnue. Il semble que Marc Ravalomanana aie, dans un premier temps, compris ces avertissements et décidé de reporter son auto-investiture. Par manque de courage cependant, il n'osait pas annoncer lui-même cette décision à la foule massée sur la place du 13 mai. C'est ainsi que dès le lendemain, il se rendit chez le professeur Albert Zafy à Ivandry, afin que celui-ci l'aide à convaincre la foule de la nécessité de reporter l'investiture. Celui-ci expliqua qu'il ne pouvait s'engager dans cette démarche qu'avec le concours des 3 autres candidats qui, avec lui, avaient déjà entamé des actions de médiation entre les deux adversaires. Messieurs Rajaonary et Rajakoba furent donc appelés à la rescousse pour définir ensemble la stratégie et le message à adresser à la foule. Selon les protagonistes de cette réunion, Marc Ravalomanana avait très peur car il avait la pression de la foule et de ses alliés politiques qui sont largement plus expérimetés que lui d'une part, et celle de la communauté internationale et des quelques malgaches modérés d'autre part. Il était également conscient de la gravité des conséquences d'une telle entreprise. Le pasteur Daniel Rajakoba, déjà porte-parole du groupe de médiation composé des quatre candidats éliminés au premier tour, fut donc désigné pour prendre la parole et expliquer à la foule la nécessité de reporter l'investiture. A l'issue de la réunion, Marc Ravalomanana, ainsi que professeur Albert Zafy, le pasteur Daniel Rajakoba et Patrick Rajaonary se rendirent sur le podium de la place du 13 mai (Herizo Razafimahaleo s'était excusé car en déplacement à l'etranger). La déclaration de Daniel Rajakoba fit l'effet du douche froide sur la foule qui manifesta une grande colère. Le professeur Zafy insista ensuite et rencontra la même colère. Marc Ravalomanana a essayé de calmer la foule en insistant sur la sagesse de la suggestion de ces raiamandreny. Ce qui excita davantage la colère de la foule. Ce jour là, les 3 candidats ont échappé de peu à une lapidation par la foule. En effet, des renseignements que nous avons eus par des membres du KMMR, confirmaient qu'un grand nombre de pierres et autres projectiles avaient en effet été préparés et dissimulés par des jeunes KMMR. En fin d'après-midi, le candidat Ravalomanana était désemparé en se rendant compte que la situation qu'il avait contribué à créer échappait à son contrôle. Au point de sonder les journalistes présents sur la réaction de la foule. La Dépêche de l'AFP qui couvrait les événements de ce jeudi soir en dit long sur l'impasse dans laquelle s'était engouffrée le candidat : - "J'ai contacté toutes les institutions internationales", a déclaré à l'AFP M. Ravalomanana en refusant toutefois de dire s'il avait totalement rejeté l'idée de se faire investir chef de l'Etat vendredi. "J'ai essayé aujourd'hui de calmer la foule", a-t-il poursuivi, manifestement plongé dans le désarroi. - Dès lors, Mr Ravalomanana a entamé une constante fuite en avant, évitant ainsi d'aborder de front les vrais problèmes. Cette attitude qui caractérise toujours sa gouvernance aujourd'hui font qu'un grand nombre de problèmes d'alors, ne sont toujours pas réglés aujourd'hui, et se sont même accentués :
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